Parce que vous êtes les créateurs de votre réalité!

Concrete Jungle

Un peu de calme dans le chaos agité de la cité ;

Rythme terrible qui détourne les âmes de leur asile,

Ronde débile qui forme à la servitude,

Course continue sur le carrousel des absurdes.

Les phares et les néons effacent la lumière

Et sous les paillettes, c’est la nuit qui porte

Les pas lassés des passants.

Un asile dans le bruit, un asile dans la nuit.

Abri pour mon cœur meurtri,

Refuge pour mon esprit assailli de nuisances

Et de messages qui perturbent sa voix.

Combien de forces contraires dansent

Et assiègent mes sens de leurs viles sciences ?

Chasser ces agressions en silences inspirés.

La Nature me manque en cette jungle de béton ;

Citadin fils de la Terre, je creuse mon chemin

Dans les sillons de l’éther.

La joie en mère compagnie,

La foi en mère de l’esprit,

Qui protègent ma danse et élancent mes sens.

Au loin, au plus profond de la galaxie,

Résonnent mes envies et s’effacent mes ennuis.

Au plus près, au cœur de l’atome,

Scintille le soleil des Hommes.

Science de l’espèce, chaleureuse lumière,

Qui disperse les ombres du béton

Et infuse en nos âmes sa sagesse.

La paresse embrasse mes sens,

Ravive mon essence et me porte à l’infini.

La bonté du révélé, la clarté de l’été,

Brillant même au cœur de nos hivers.

Un peu d’écoute, un peu de paix

Et l’essence abreuve nos veines de son miel enchanté.

La conscience à l’épreuve du fiel de l’Ombre à chasser.

A l’approche de nos vérités, elle s’anime et exprime

La clémence de nos entièretés.

Sur les chemins de la révélation, l’agitation dessine nos prisons,

Mais le mouvement immobile assure nos évasions.

Vision de nos Êtres connectés, maillages de la liberté.

Tous en lien dans l’indicible,

Ensemble nous sommes invincibles.

Le chant des anciens accompagne nos fées

Pour nous mener à la source de nos vérités.

Histoire ancienne et pérenne, Histoire des futurs,

Que l’on distingue à peine sous les brumes de nos peines.

Et pourtant c’est elle, toujours, qui prend le dessus

Et anime les dessous de nos existences.

C’est d’elle que provient l’eau qui abreuve nos rêves

Et ses échos fluides résonnent en nos fibres.

Elle est l’eau qui abreuve la Terre, sœur de notre espèce,

Partagée entre ses bouillonnements barbares

Et ses vapeurs délicates.

Brûlante et insaisissable, transportant ses messages,

Qui chassent les présages de la nescience prétentieuse.

Au plus profond des galaxies de nos atomes,

Elle vibre au rythme de nos transes sacrées.

Le verbe créateur s’abreuve de l’eau véritable pour grandir

Et bourgeonner en fleurs d’expérience.

Croissance continue adressée au soleil,

Présence continue dans nos éveils,

Transperçant les goudrons, fleurissent les bétons,

Sublimant ces masses d’alliages barbares.

Les fleurs de nos vérités démasquent

Les mensonges de ces sombres nuits éclairées

Par les glauques lumières de la vanité sapiens.

La clarté de nos origines ne saurait pourtant tromper

Sur la nature de nos destinées.

Esprits voués à une vie féconde en expériences profondes,

A même de révéler les dessous du grand mouvement.

Éternel, il nous invite à réaliser et dépasser

La finitude de nos enveloppes charnelles,

A nous parer d’étoiles pour prolonger nos ailes.

L’envol est quotidien pour les amants enchantés,

Qui chantent les refrains d’une prière à l’été.

ML (2012), London

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Commentaires sur: "Concrete Jungle" (1)

  1. Eclipse bleue a dit:

    Magnifique et suptil, merci …

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